Intentions du premier projet
L’Espace culturel de Beit-Mery au Liban, le Centre Ressources de la Langue Française et de la Francophonie et le Centre Paris-Lecture en France se proposent de développer un projet partenarial de correspondance en ligne au moyen d’un site web consacré aux représentations que les enfants (de 4 à 16 ans) se forgent réciproquement à propos de chacun de ces deux pays amis. Si je dis Liban : quels mots, images, idées, clichés ou stéréotypes se dégagent chez les jeunes parisiens ?
A partir de cette question initiale, les enfants seront amenés à mobiliser leurs connaissances, à mener différentes recherches (bases de données, ouvrages, littérature, presse, publicité, télévision …), à s’interroger sur le fonctionnement des deux langues, des deux cultures et à transmettre leurs trouvailles aux personnes les mieux placées pour leur répondre : les habitants du pays exploré.
De même en ce qui concerne les jeunes libanais.
Il s’agit, à chaque fois, de s’assurer de part et d’autre que la recherche alimentée par les échanges en ligne aboutit à un « dépassement » des clichés et autres stéréotypes et qu’elle caractérise une véritable construction des savoirs.
Ce projet de correspondance en ligne ambitionne d’amener chacun des participants à apprendre à mieux se connaître en cherchant à connaître mieux l’autre, à appréhender le pareil et le différent. Comparer, confronter, rechercher, vérifier, s’enrichir : Il s’agit d’établir une correspondance entre enfants du Liban et enfants de Paris, afin de créer les conditions, d’une connaissance réciproque et mutuelle et ainsi s’élever au-delà des idées reçues et faire que la distance qui habituellement sépare nous rapproche. D’autres pistes peuvent s’envisager comme des collaborations de formation en fonction des besoins constatés au fur et à mesure de l’avancement du projet qui s’échelonnera de décembre 2007 à juin 2008.
Constats sur cette première expérience
Le site est en place. Le Centre Paris Lecture a effectué une série de mobilisations de bibliothèques d’écoles qui ont produit plus de 15 journaux. Du côté de Beit-Mery, le fonctionnement n’étant pas en continu, il y a eu une trentaine de réponses.
La principale difficulté réside donc, pour pouvoir établir une réelle correspondance à faire que les équipes parisiennes et libanaises soient « synchronisées ». En d’autres termes comment faire que les mobilisations de chaque côté puissent être mises en place sur une période de temps commune.
La réflexion des deux partenaires nous amène à la proposition suivante qui constitue une évolution du projet vers plus de souplesse.
Mise en place du second projet
Le dispositif s’appuie sur une expérience vécue au Centre Paris Lecture avec les animateurs de la Ville de Paris. L’intention est de créer une correspondance réelle entre différents lieux. Le support de départ est constitué de « lettres » qui sont adressées aux différents partenaires et qui amènent ou sollicitent des réponses.
Ces lettres ont certaines caractéristiques qui sont censées déclenchées l’envie de répondre :
Chaque lettre aborde un thème.
Elles sont écrites sur un ton qui se veut humoristique.
Elles présentent une prise de position tranchée et argumentée de la part de l’auteur. Cette position n’est pas nécessairement juste ni totalement fausse.
Les participants sont invités à répondre à l’auteur de la lettre. Ils ont un mois pour le faire. Les réponses sont centralisées sur le Centre Paris Lecture. L’ensemble « Lettre + réponses » peut faire l’objet d’une publication de brochure et sont de toute manière mise en ligne sur le site.
Ce dispositif permet aussi l’inscription de nouveaux partenaires en cours de route. Ces derniers pourront enrichir les réponses des lettres déjà publiées et travaillées.
Le projet peut se tester sur la période de janvier à mai 2009, à raison d’une lettre par mois. Le mois de juin sera consacré à d’éventuelles mises en forme des productions.
Le Centre Paris Lecture proposera au partenaire libanais les thèmes et premiers jets des 5 lettres de départ d’ici à fin novembre 2008. Une fois les partenaires en accord nous pourrons envisager la diffusion de la première lettre pour le mois de janvier 2009.
